La disparition de Josef Mengele

28/11/2017

Prix Renaudot 2017

 

Le talent d’Olivier Guedj est de nous décrire cette disparition (très documentée) de façon très fluide, simple et … implacable : ce monde interlope, connivent, qui continue de prospérer à Buenos Aires dans les années 40 constitué de tous ces « affreux » (nazis, fascistes, vichystes, ultranationalistes…) suivi de la fuite, au fur et à mesure que la traque des nazis se rapproche du pleutre Josef Mengele, au Paraguay jusqu’au Brésil où il finira sa vie non sans avoir essayé d’humilier des paysans hongrois payés par la famille et qui l’hébergeront… On reste pantois devant ce personnage qui échappera à tous les chasseurs de nazis et mourra en 1979 et on garde en tête ce passage où il dirige le tri à Auschwitz :

 

En moto, à vélo et en auto, il circulait parmi les ombres sans visage, infatigable dandy cannibale, bottes, gants, uniforme étincelants, casquette légèrement inclinée. Croiser son regard et lui adresser la parole étaient interdits ; même  ses camarades de l’ordre noir avaient peur de lui. Sur la rampe où l’on triait les juifs d’Europe, ils étaient ivres mais lui restait sobre et sifflotait quelques mesures de Tosca en souriant.

 

Ce roman est aussi disponible en version numérique sur Ebux

Edition Grasset

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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